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Dans la vallée de la chimie, l’industrie en mutation

Ma ville au quotidien

Publié le 6 janvier 2022 par Marie-Hélène Towhill

La vallée de la chimie, c’est à la fois le berceau de l’industrie chimique depuis 1850 et un concentré de projets autour des énergies bas carbone. Une sorte de laboratoire de l’industrie du futur que la Métropole de Lyon accompagne dans sa transition écologique. La preuve par l'exemple.

Saviez-vous que la vallée de la chimie produit déjà la moitié des énergies renouvelables de la Métropole ? 55% de l’énergie hydraulique et 20% de l’électricité solaire que nous utilisons viennent de là.

L’idée, c’est d’aller encore plus loin, pour que la vallée de la chimie devienne l’usine énergétique de la métropole en 2030. Et en parallèle, d’y accélérer la transition d’une industrie encore très liée au carbone.

Comment faire évoluer les industries ?

 

Tout savoir sur la vallée

La vallée en chiffres

  • 25 km au bord du Rhône entre le 7e de Lyon et Givors
  • 14 communes
  • 500 entreprises
  • 50 000 salariés
  • 1 000 brevets par an

Avec l’objectif de multiplier par 10 la production d’électricité photovoltaïque d’ici 2030, nous pouvons faire de la vallée de la chimie un territoire d’accélération de la transition énergétique.

Philippe Guelpa-Bonaro,

vice-président délégué au Climat, à l’énergie et à la réduction de la publicité

 

 

 

 

  • Dans la vallée de la chimie, l'industrie en mutation

    Les 500 entreprises que comptent la vallée de la chimie sont en transition : énergies renouvelables, technologies bas carbone, cleantech sont les nouveaux objectifs de ce berceau de la chimie industrielle depuis 1850.

    © Mission vallée de la Chimie - Métropole de Lyon

La preuve par l’exemple !

Lyon Rhône-Solaire

 

Issu de l’Appel des 30, Lyon Rhône Solaire réunit le spécialiste du solaire Terre et Lac, la Métropole de Lyon et le fonds régional d’investissement OSER.

L’idée ? Installer des centrales solaires sur les toitures ou les parkings d’industriels partenaires pour produire de l’énergie renouvelable.

Résultat : 40 000 m2 de panneaux solaires installés sur les sites de Total Energies, Arkema, Ipfen, Kem’One et Jtekt. Ils produisent l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 600 foyers. CO2 évité : 700 tonnes par an.

Kem’One

 

Le fabricant de PVC (celui dont on fait les fenêtres) Kem’One a déjà diminué de 30%  les émissions de CO2 liées à sa production. Il s’attaque désormais aux émissions liées au transport de ses matières premières.

L’idée ? Faire construire 2 barges fluviales à moteur hybride pour relier ses sites de Fos-sur-Mer et de Saint-Fons.

Résultat : Dès 2023, ses bateaux transporteront plus de matériaux en consommant 30% d’énergie en moins. CO2 évité : 2 000 tonnes par an.

Arkema

 

Le chimiste Arkema vient d’investir 50 millions d’euros dans un centre d’excellence dédié aux batteries du futur à Pierre-Bénite.

L’idée ? Mener des recherches avec des partenaires académiques et industriels (CNRS, start-ups) pour développer plus vite les nouvelles générations de batteries.

Résultat : On ne sera pas que dans la théorie : une ligne de production collée au centre de recherche permettra de fabriquer les prototypes des composants des batteries du futur, et de tester des alternatives d’origine renouvelable.

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  1. B ROYER 19 janvier 2022

    Je rapproche deux passages de votre article sur la vallée de la chimie:
    " les entreprises de la vallée de la chimie rejettent chaque année 1800 kilotonnes de CO2 par an" et 40 000 m2 de panneaux solaires installés .... Ils produisent l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 600 foyers. CO2 évité : 700 tonnes par an"
    Si je sors ma calculette pour compenser les émissions annuelles de la vallée il faut : 1.800.000 tonnes de co2 / 700 tonnes de co2 x 40.000 m2 de panneaux = 102.857.000 m2 de panneaux . Où va-t-on piller la matière première pour fabriquer ces panneaux et que fera-t-on des matériaux de leur déconstruction dans 15 ans?
    Quel monde allons-nous laisser aux générations futures comme diraient les écologistes de salon?
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