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Les Maisons de l’Espérance : un logement partagé pour les victimes de lésions cérébrales

En coulisses

Publié le 28 septembre 2021 par dianebac

À Villeurbanne, l’association Simon de Cyrène a ouvert deux maisons partagées par des personnes victimes de lésions cérébrales et leurs aidants. La Métropole soutient le projet.

Bien souvent, les personnes âgées ou handicapées n’ont que deux solutions : vivre chez elles ou chez un proche, ou rejoindre un établissement spécialisé. L’habitat inclusif représente une alternative qui a plusieurs avantages : 

 

« Le fait de vivre dans cet habitat partagé permet de créer d’autres liens que ceux que l’on tisse en tant qu’aidant, avec la personne que l’on aide. Mieux : les habitants cérébro-lésés nous aident parfois, par exemple dans l’élaboration d’une recette de cuisine ! »
Raphaëlle, assistante de vie aux Maisons de l’Espérance

« Cette relation avec les assistants de vie, et le fait qu’on retrouve un peu d’indépendance, tout cela nous redonne confiance en nous. »
Séverine, victime d’une lésion cérébrale à la suite d’un AVC

 

Les Maisons de l’Espérance à Villeurbanne

Ouvertes depuis mai 2021, les Maisons de l’Espérance accueillent des personnes qui ont subi des lésions cérébrales. Ces porteurs et porteuses de handicaps vivent dans une sorte de colocation avec des personnes valides qui sont disponibles pour les aider.

Les Maisons de l’Espérance sont réparties sur deux étages. À l’intérieur, on trouve des studios indépendants ainsi que des espaces communs comme une cuisine, une salle à manger et un salon. Ces pièces spacieuses et lumineuses permettent à ses habitantes et habitants de vivre ensemble dans une atmosphère conviviale. Tous et toutes partagent leur temps libre pendant les repas ou se retrouvent pour faire la cuisine, pour jouer à des jeux de société ou pour regarder un bon film. 

 

Comment rejoindre les Maisons de l’Espérance ? 

Les Maisons de l’Espérance accueillent les personnes qui sont victimes de lésions cérébrales à la suite d’un accident ou d’une maladie. Avant d’intégrer les lieux, tout nouveau résident ou toute nouvelle résidente suit un stage d’immersion de plusieurs jours, afin de s’assurer qu’il ou elle est fait pour ce mode d’habitat. Il faut aussi recueillir l’avis positif d’un comité d’admission de professionnels de santé. Et, bien sûr, l’avis des colocataires actuels. 

 

 

Qu’est-ce qu’une lésion cérébrale ?
Une lésion cérébrale désigne une atteinte au cerveau, quelle qu’elle soit. Elle peut être consécutive à un choc (comme un accident de la route) ou à une maladie (un AVC, une hémorragie cérébrale ou une tumeur au cerveau, par exemple). Elle peut se manifester par un handicap moteur, une difficulté à parler, des troubles de la mémoire ou de la concentration, par exemple. Chaque année en France, on dénombre 155 000 victimes de lésions cérébrales, dont les deux tiers ont entre 15 et 25 ans.

 

 

L’association Simon de Cyrène

Elle développe et anime des maisons partagées où vivent ensemble des personnes valides (salariées ou volontaires) et des personnes devenues handicapées en cours de vie. Aujourd’hui près de 300 personnes handicapées et valides cohabitent à Vanves, Angers, Rungis, Saint-Apollinaire (près de Dijon), Nantes et Marseille. 

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Les colocataires des Maisons de l'espérance partagent bien plus qu'un logement !
© Thierry Fournier // Métropole de Lyon
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  1. Caille 2 octobre 2021

    mariecaille.archi@gmail.com
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